S'engagerLES ANIMALERIES DE LA HONTE
Un animal de compagnie disponible immédiatement, remboursable ou échangeable, payable en plusieurs fois, tel est le concept développé par les animaleries et les vendeurs multi-races, alimentés par les élevages industriels de la honte et les importations d’Europe de l’Est. Au sein de ces circuits, des femelles adultes, enfermées, non soignées, sont condamnées à «produire» jusqu’à épuisement des chiots et des chatons, assimilés à de vulgaires marchandises. Ce commerce qui favorise l’achat «coup de cœur», génère d’énormes profits.
Les achats en animalerie ou chez un vendeur multi-races (par les petitesannonces) se soldent souvent par l’abandon ou l’euthanasie de l’animal. En effet, L'animal de compagnie devient très vite encombrant, de nombreuses "tâches" sont à effectuer en rentrant du travail le soir, promener et sortir son animal devient rapidement une corvée et c'est le petit chien ou le petit chat qui en paie le prix le plus fort ! Chaque année, de nombreux personnes se spécialisent dans l'élevage de chiots et de chatons par le biais de la production massive. ce sont des milliers de chiots qui naissent dans des conditions insalubres, par le biais d'une mère porteuse poussée à bout et au bord de l'épuisement. Toute règle ou loi de la nature est alors bafouée. Au sein de l'Union Européenne, presque n'importe qui peut se lancer dans l'élevage de chiots. On peut retrouver des élevages dans un hangar, un garage, une remise intérieure ou extérieure, un sous-sol, un fond de cour, etc. Alors qu'à peine nés, les chiots sont retirés à leur mère meme pas sevrés ils seront enfermés dans de minuscules cages empilées les une sur les autres à l'intérieur d'un camion qui peut parcourir des milliers de kilomètres. Été comme hiver, sans chauffage ou ventilation, sans eau ni nourriture, les chiots arrivent à un entrepôt où un préposé se charge de retirer ceux qui n'ont pas survécu au voyage, puis il fait le tri par race. Les survivants sont embarqués à nouveau dans un autre camion qui les livre dans diverses animaleries en France par exemple. Une fois les animaux parvenus au sein des magasins, ils seront nettoyés, lavés et parfumés afin d'attrayer les regards des clients. Si certains sont soignés par des vétérinaires, d'autres sont laissés malades car ils coutent trop cher aux animaleries. Les malades seront donc soit vendus aux futurs propriétaires sans avoir été informé de la fragilité de l'animal ou bien ils seront tout simplement tués ! Pour les autres, l'avenir est incertain: plusieurs d'entre eux, traumatisés par la perte de leur mère, les longs transports et le manque de soins souffriront de divers problèmes émotionnels et auront du mal à s'adapter. Séparé trop tôt de sa mère, un chiot, privé en plus de contact humain, peut devenir associable. Il ne s'entend pas avec les autres chiens et n'est pas toujours gentil envers les jeunes enfants. Ces chiots nécessiteront beaucoup d'efforts de la part du maître et plusieurs ne parviendront pas à s’en occuper convenablement. Si certains chiots ont la chance d'être adoptés par des gens soucieux et prêts à les faire soigner et leur consacrer le temps et la patience nécessaires à leur adaptation, d’autres finiront rapidement dans un refuge, un chenil ou seront à nouveau vendus, ou donnés, ou tout simplement abandonnés. La femelles reproductrices quant à elles, seront forcées de mettre bas deux fois par an et à l'age de 5 à 6 ans, lorsqu'elles ne peuvent plus donner de petits car trop éppuisées, sans soins, nourriture appropriée ou encore sans exercices, elle seront tuées étant devenues trop couteuses au chenil !
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